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  • La tragédie de Bakhmout, témoin de la guerre totale 

    La tragédie de Bakhmout, témoin de la guerre totale 

    « Il ne reste rien ». C’est ainsi que Volodymyr Zelensky décrit la ville de Bakhmout après plus d’un an de combats. Cette bataille, la plus longue et la plus meurtrière du conflit en Ukraine, a transformé cette cité industrielle de 70 000 habitants en un champ de ruines. Une guerre de positions s’y installe dès l’été 2022, marquée par des bombardements incessants et des combats de rue barbares. Les tranchées rappellent la Grande Guerre, et la destruction de la ville remémore Stalingrad. Wagner mène des assauts incessants, sacrifiant des milliers de prisonniers. En mai 2023, après un encerclement progressif, la Russie revendique la victoire. Mais à quel prix ? Un désastre humain et matériel colossal. Pour les Ukrainiens, Bakhmout demeure le symbole de la résistance acharnée face à l’envahisseur. 

  • Ukraine : une guerre transformée par les drones 

    Ukraine : une guerre transformée par les drones 

    En Ukraine, des armes, petites mais destructrices, d’un genre nouveau transforment la nature de la guerre. Les drones, auparavant utilisés pour le renseignement, sont devenus de véritables armes de guerre. En les bricolant, les forces armées les chargent d’explosifs qu’ils larguent sur des cibles précises. Au fur et à mesure du conflit, les drones se diversifient, sont mieux équipés et de plus en plus performants. 

  • Le soulèvement et la chute de Wagner

    Le soulèvement et la chute de Wagner

    Le groupe paramilitaire Wagner s’est imposé comme un acteur clé des conflits impliquant la Russie, de la Syrie à l’Afrique, avant de jouer un rôle central dans la guerre en Ukraine. Pour pallier le manque d’effectifs sur le front, Wagner initie une campagne de recrutement au sein des prisons russes. Mais en juin 2023, le groupe mené par Evgueni Prigojine s’insurge. Ce dernier accuse le ministère russe de la Défense d’avoir ordonné des frappes contre ses troupes. Wagner s’empare alors des villes de Rostov-sur-le-Don et Voronej et entame une marche vers Moscou dans le but de prendre le pouvoir.  Après des négociations menées sous l’égide d’Alexandre Loukachenko, président de la république de Biélorussie, un accord est conclu pour « éviter un bain de sang ». Les troupes de Wagner rebroussent chemin, Prigojine a accepte de s’exiler en Biélorussie et il meurt mystérieusement dans un crash de l’avion quelques semaines après sa révolution avortée.

  • Quelle est la suite pour Victor Wembanyama ?

    Quelle est la suite pour Victor Wembanyama ?

    La nouvelle a secoué le monde du basket : Victor Wembanyama sera absent pour le reste de la saison. L’international français présente une thrombose veineuse. Un caillot sanguin s’est formé au niveau de son épaule. Ce diagnostic marque le début d’une période très délicate pour Wemby.

    Un caillot sanguin, ce n’est pas inédit dans le basket. Chris Bosh, Brandon Ingram ou encore Ausar Thompson… Eux aussi sont passés par là. Tandis que le premier a été contraint de mettre un terme à sa carrière, les deux derniers foulent encore les parquets de NBA. 

    Dans ce genre de cas, les athlètes sont soumis à un traitement anticoagulant de plusieurs mois. Traitement recommandé pour éviter l’embolie pulmonaire ou la formation d’un caillot plus important. Parallèlement, il devra suivre des séances de kinésithérapie régulières pour limiter les complications liées à l’immobilisation de son épaule.

    Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Aucun match. Pas d’entrainement avec contact, ni de déplacements en avion pour le poste 5 des Spurs. Tout risque d’hématomes, d’ecchymoses ou de saignements importants doit être évité.

    Prévisions et perspectives

    Si l’on sait que la saison est terminée pour Victor, un retour pour l’opening night – le lancement de la saison prochaine – est envisageable. En tout cas, l’équipe médicale de la franchise Texane s’est montrée optimiste. Quid de l’Euro en Août ? Il est trop tôt pour le dire. Il ne reste qu’à espérer que le traitement porte ses fruits afin de permettre au jeune prodige de la NBA d’écrire un nouveau chapitre de son histoire.

  • Du lourd pour les clubs français et un derby bouillant au programme des 8es de finale de la Ligue des Champions

    Du lourd pour les clubs français et un derby bouillant au programme des 8es de finale de la Ligue des Champions

    Le hasard nous a réservé un tirage excitant pour les 8es de finale de la nouvelle Ligue des Champions à Nyon ce vendredi. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas été clément envers les clubs français.


    Comme souvent, le Paris-Saint-Germain hérite du favori. Les Parisiens recevront donc les Reds de Liverpool pour un match aller haletant au Parc des Princes. Pour le LOSC, ce sera le Borussia Dortmund, tombeur du PSG l’an dernier. Les Dogues devront faire preuve de solidité face à l’armada offensive des jaunes et noirs, deuxième meilleure attaque de la compétition cette année.

    Des chocs XXL

    Deux énormes chocs sont aussi au programme. Un derby madrilène entre le Réal et l’Atlético. Et c’est peu dire, car les Colchoneros n’ont jamais éliminer leurs voisins Meringués dans la plus belles des compétions. La tension ne monte pas qu’en Espagne à la découverte des résultats. En effet, le Bayern Munich, leader de Bundesliga, sera confronté à son dauphin, le Bayer Leverkusen. Un véritable « schock » à l’allemande.

    Les deux clubs néerlandais du PSV et du Feyenoord se verront affronter respectivement Arsenal et l’Inter Milan, dernier club italien en lice. Enfin Benfica défiera le FC Barcelone de Lamine Yamal et des siens. Tandis que l’outsider de l’année, le Bruges, tombeur surprise de l’Atalanta en barrage sera opposé à Aston Villa dans un affiche qui, elle aussi, promet d’être électrique.

  • L’université de Bordeaux n’est plus bleue mais verte !

    L’université de Bordeaux n’est plus bleue mais verte !

    L’Université de Bordeaux s’affirme comme un acteur engagé dans la transition écologique. Comment ses campus se transforment en laboratoire du développement durable et ses étudiants en vrais écolos ? Le 20 et 21 novembre, elle mobilise ses étudiants et son personnel afin de sensibiliser à la question environnementale. Focus sur le campus de Carreire.

    La ville de Bordeaux s’est engagée dans sa transition écologique, entraînant dans ses pas son université. Chaque année, de plus en plus d’événements sont organisés autour de l’écologie et de la santé de notre planète. Le but ? Sensibiliser les étudiants aux enjeux environnementaux tout en leur proposant des solutions concrètes pour construire un avenir plus durable.

    C’est dans cette démarche, qu’en janvier 2023, voit le jour l’Institut des transitions, qui a pour vocation d’impulser et de coordonner l’ensemble des initiatives écologiques entre ses différents établissements. « Le but n’est pas de tout changer en un claquement de doigts, mais de planter une petite graine et de l’arroser régulièrement. On ne devient pas écolo en deux ans seulement, il faut donc poursuivre la démarche », explique Camille, toujours habillée en couleur, chargée d’animation et de sensibilisation aux enjeux environnementaux sur le campus Carreire.

    « Plus on avance, plus le niveau d’engagement des étudiants augmente ».

    Tous les campus collaborent, main dans la main avec la métropole bordelaise, grâce à un réseau d’ambassadeurs, des étudiants engagés sous contrat, et de référents, qui sont eux bénévoles. Camille participe à l’élaboration de 70 évènements par année scolaire qui réunissent étudiants et personnels autour de l’écologie, avec un mot d’ordre : la pédagogie. « Plus on avance, plus le niveau d’engagement des étudiants augmente », se réjouit-elle.

    Des animations plébiscitées par les étudiants 

    À l’occasion de la Semaine de la Réduction des Déchets, l’Université de Bordeaux organise deux journées dédiées à sensibiliser, informer et mobiliser sa communauté. Au programme dans cette salle lumineuse et bien agencée : stands interactifs et animations variées. « On a appris des choses et c’est ludique »« je me suis mis à la seconde main, je n’achète quasiment plus de neuf depuis » ou encore, « c’est aussi un lieu de rencontre ». Voilà ce que l’on peut entendre des étudiants venus en nombre ce 21 novembre. C’est en tout cas ce que rapportent Maria et Ines, étudiantes en 2ème année de médecine. 

    Lucas, ambassadeur et étudiant, tout en se concentrant sur la couture d’un short en jean, partage l’investissement, dont lui et ses pairs font preuve afin d’organiser des évènements toujours plus originaux. Comme les Green Games, une reprise décontractée de « Qui veut gagner des millions ? ». Le grand prix ? Un voyage dans une capitale européenne ! Et si vous êtes « nuls » comme Maria et ses amis, vous vous contenterez d’avoir appris de nouvelles choses. 

    En misant sur des événements pédagogiques et conviviaux, la ville et l’Université de Bordeaux prouvent que sensibilisation et transition écologique peuvent rimer avec joie et créativité. L’ambiance décontractée et joviale de cette petite salle donne de l’espoir.

    Et si, demain, ces petites graines plantées sur les bancs de l’université devenaient les piliers d’un monde plus durable ?

  • Fabien Scandella, ex-banquier : « Peu à peu, j’ai perdu le plaisir d’aller au travail »

    Fabien Scandella, ex-banquier : « Peu à peu, j’ai perdu le plaisir d’aller au travail »

    « Près de 44 % des répondants présentent un risque élevé ou très élevé de burn-out », selon une étude réalisée fin 2024 par le Syndicat national de la banque et du crédit (SNB). Le monde de la banque s’est métamorphosé et il semble devenir compliqué de s’y sentir bien. Fabien Scandella, ancien salarié, puis directeur de banque, s’est réorienté après que son corps l’ait lâché.

    Qu’est-ce qui vous plaisait initialement dans le métier de banquier ?

    En agence, nous pouvions exercer notre métier dans le cadre d’une vraie relation avec les clients, des temps d’échanges, une véritable approche conseil. Il y avait de l’humain, du travail d’équipe. C’était un métier qui avait du sens !

    Avez-vous perçu une évolution dans le monde de la banque ? Si oui, laquelle ?

    Des banques françaises ont fusionné entre elles. Ce n’était pas simple de réunir deux visions différentes du métier. Le personnel en a souffert. Puis, le métier s’est complexifié, pour toujours plus de rentabilité. Les banques ont ensuite multiplié les métiers : la banque, l’assurance, pour certains la téléphonie. Il devenait difficile alors d’être compétent dans tous les domaines, et de pouvoir toujours amener une réponse qualitative aux clients.

    « Pour beaucoup, il y a une véritable perte de sens dans le travail au quotidien. »

    Quels sont, selon vous les plus gros facteurs de burnout dans de monde-là ?

    La surcharge de travail au quotidien, tant par le nombre de clients trop important à gérer pour chacun que par la pression des objectifs. Il convient d’ajouter l’exigence de la réglementation et des normes à respecter dans chaque tâche réalisée. Pour beaucoup, il y a une véritable perte de sens dans le travail au quotidien.

    À quel moment avez-vous commencé à ressentir une pression excessive ou un mal-être dans votre travail ?

    Le changement « de monde » est survenu avec l’arrivée de la tarification bancaire, puis avec la crise financière en 2008. Ensuite, le mal-être qui s’est installé peu à peu chaque jour, chaque année.

    Selon une étude de 2024 du SNB, le Crédit Mutuel serait la banque où les salariés seraient les mieux lotis. Au contraire, la Société Générale présente les pires résultats. Un mot là-dessus ?

    Le Crédit Mutuel affichait un mode de fonctionnement resté longtemps différent des autres réseaux bancaires français. Il plaçait l’humain au centre de la relation travail. 

    Son modèle, permettait encore de soigner l’approche client. Le management était réfléchi. Moins de pression, et des objectifs commerciaux plus sensés.

    Cependant, je ne connais pas suffisamment le réseau du groupe Société Générale pour en parler.

    Toujours selon cette étude, 1 salarié sur 2 estime ne pas avoir les moyens nécessaires pour suivre l’intensité demandée et 9/10 que les contraintes réglementaires ont augmenté. Comprenez-vous ces chiffres ?

    Totalement. Cela exprime les facteurs comme l’accroissement de la taille des portefeuilles de clientèles, une charge de travail supplémentaire par la réglementation et les normes à respecter, une pression des résultats et objectifs commerciaux, une pression des managers, etc. 

    Quels en ont été les signes avant-coureurs de votre burnout ?

    Peu à peu, j’ai perdu le plaisir d’aller au travail chaque jour. J’ai mis du temps à comprendre que je ne trouvais plus de sens à exercer ce métier.

    Alors sur des postes de direction, il était devenu pour moi difficile de faire passer les bons messages à l’équipe que j’encadrais.

    « Il m’aura fallu plus d’un an pour me remettre »

    Avez-vous eu un suivi pour surmonter cette période ?

    En ce qui me concerne, le corps a stoppé un matin et je présentais des « crampes » des muscles respiratoires. Je m’estime chanceux d’avoir eu tout d’abord un médecin généraliste qui a pris le temps chaque semaine pendant plus d’un mois de s’assurer que peu à peu je prenais conscience que j’étais allé trop loin physiquement. Il m’aura fallu plus d’un an pour remettre mon organisme tel qu’il était avant.  J’ai fait aussi appel à des pratiques de médecines douces, Acupuncture, Kinésiologie de façon à réaliser un reset complet de mon organisme. Enfin, mon entourage familial, proche a beaucoup contribué à mon retour à l’équilibre. Et à la prise de conscience.

    Comment avez-vous pris la décision de quitter la banque définitivement ? Était-ce une décision difficile ?

    Mon corps m’a imposé de prendre de la hauteur et du recul sur ma vie professionnelle. Ainsi, très naturellement, est venue la décision de changer de métier.

    Avec le recul, pensez-vous que votre burn-out était évitable ? 

    Il l’était. J’avais conscience que j’allais contre-nature chaque jour, des évolutions négatives de ma profession. J’aurais dû bifurquer professionnellement bien avant !

    Que diriez-vous à une personne qui se sent aujourd’hui au bord du burn-out dans son métier ?

    Il faut savoir écouter son corps. Il faut être vigilant, dès les premiers signes de fatigue excessive, de désabus, de démotivation… Ce n’est pas de l’égoïsme que de savoir parfois penser à soi !

  • Faim d’espoir : le combat silencieux des bénévoles de la banque alimentaire

    Faim d’espoir : le combat silencieux des bénévoles de la banque alimentaire

    Malgré le froid, des dizaines de gilets orange s’activent dans les coulisses de la banque alimentaire. Mais la bonne humeur et la bienveillance ne suffisent plus à faire oublier les problèmes auxquels l’association est confrontée. Une diminution des récoltes pour un nombre croissant de bénéficiaires, le discount des supermarchés et la crainte de la baisse de subventions planent au-dessus de la banque et de ses bénévoles. Des bénévoles qui cherchent désespérément de nouvelles solutions pour continuer à venir en aide aux gens dans les besoins.

    Au milieu des transpalettes et des caddies, des dizaines de gilets orange s’activent dans les coulisses de la banque alimentaire de Bordeaux. Un balai constant de discussions et de machines. Si l’on tend l’oreille, on distingue les pépiements des oiseaux ayant trouvé refuge sous les poutres de l’entrepôt aux teintes grises et bleu délavé. 

    La banque alimentaire s’engage à lutter contre le gaspillage, la malnutrition et la sous-nutrition. Véritable fourmilière bien rodée, elle vient en aide à quelque 22 800 personnes parmi lesquelles on retrouve migrants, retraités, familles monoparentales et étudiants – auxquels 550 poches repas sont destinées chaque semaine. Ils sont environs 250 bénévoles. Chacun a son rôle et s’y tient : organisation, rangement, chargement, livraison, nettoyage ou encore recyclage. Ce travail est réalisé en collaboration 127 associations, auprès desquelles la banque alimentaire agit en tant que « grossiste » explique Jean-Marc, bénévole depuis 1 an. L’association La Nomali est une d’entre elles. Elle récupère les fruits et légumes proches de la date limite de consommation, et les transforme en jus, en confiture, en sauce ou encore en coulis, avant de les renvoyer à la banque qui les redistribue. Un cycle vertueux qui met l’ingéniosité au service de la solidarité.

    L’ambiance est légère à la pause de dix heures. L’odeur du café se mêle aux rires. Une ambiance chaleureuse qui nous réchauffe malgré le froid. Dans l’entrepôt règne bienveillance et esprit famille. Jany, bénévole depuis 4 ans maintenant, en témoigne avec une émotion particulière : « Ça fait du bien, le contact fait plaisir. Il y a de tout, de toutes les couleurs, de toutes les origines, de toutes les religions. Les gens viennent ici pour rigoler et pour certains, la banque est leur famille ».

    Derrière cette bonne humeur palpable, une ombre plane. Les visages se crispent parfois, les regards se croisent, lourds de souci. « Il y a de plus en plus de bénéficiaire pour de moins en moins de récoltes » nous souffle Jean-Marc. « Et pourtant, nos récoltes diminuent. » En cause, ces supermarchés qui pratiquent le discount. -10%, -20%, -50%. Une pratique qui réduit les invendus : la banque alimentaire en pâtie. À cela s’ajoute le spectre d’une baisse des subventions. Une crainte amplifiée par la crise politique actuelle. Une équation complexe quand on sait que l’association se voit dans l’obligation d’embaucher des salariés pour accomplir certaines tâches qui demandent compétences.

    La banque alimentaire se sait à la croisée des chemins. Elle mène une lutte silencieuse pour maintenir l’aide face à des besoins qui ne cessent de grandir. On ressent une réelle détermination farouche unissant les gilets orange. Ils cherchent, espèrent. Car au-delà des chiffres, il y a des vies. 

  • Pendant que Trump gaspille des milliards de litres d’eau, l’Europe et la France s’activent sur l’écologie

    Pendant que Trump gaspille des milliards de litres d’eau, l’Europe et la France s’activent sur l’écologie

    Donald Trump fait une nouvelle fois polémique avec sa gestion des incendies en Californie. Pendant ce temps, l’Europe serre la vis aux géants chinois du e-commerce. La France, elle, pourrait bientôt noter l’impact sanitaire et écologique des produits ménagers.

    Un gaspillage monstrueux 

    « Il gaspille des milliards de litres d’eau ». Ce sont les mots de Peter Gleik, spécialiste des problématiques de l’eau dans la région de San Francisco, envers la solution discutable de Donald Trump autour des incendies en Californie. TF1 Info explique pourquoi la solution du président des États-Unis « passe mal ». En effet, il semble n’avoir écouté personne et se félicite de résultats probants. Or, pompiers et experts s’accordent à dire que son plan a été inutile. Puisque Reporterre rappelle, dans son article du 8 février 2025, que le matin même, les pompiers avaient annoncé avoir maîtrisé 100% des feux. Le média écologique donne quelques chiffres : 8,3 milliards de litres d’eau. « L’équivalent de plus de 3 300 piscines olympiques ou de la consommation annuelle de 150 000 Français. » Enfin, il s’interroge : incompétence grossière ou coup de communication ?

    Shein et Temu dans le collimateur de l’UE

    Pour les deux plateformes, « les ennuis ne font que commencer », affirme Courrier International. L’hebdomadaire évoque la taxe sur les petits colis et l’ouverture de l’enquête sur Shein par l’UE. Dans son article du 5 février 2025, L’Écho fait allusion à l’entrée en Europe de 12 millions de petits colis par jour. Un chiffre exceptionnel pour des douanes débordées. Le quotidien belge explique que L’UE pourrait récolter « 1 milliard d’euros environ ».

    Les produits ménagers bientôt notés ?

    C’est ce que propose l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). « Les produits visés sont des lessives ou des liquides vaisselle, mais aussi des insecticides », rapporte le Figaro. Il y aurait deux notes de A à E. L’une pour la santé, l’autre pour l’environnement, rapporte Reporterre. Ce 5 février, Le Figaro se questionne : reste désormais à savoir si l’État suivra l’avis de l’Anses. Rappelant qu’un projet similaire avait été proposé en 2021 par Barbara Pompili, alors ministre de la Transition écologique, mais n’avait jamais vu le jour.

  • La musique française, source d’inspiration internationale

    La musique française, source d’inspiration internationale

    – Ceci est un article destiné à un vertical sur les réseaux sociaux –

    « Je n’ai jamais donné mon accord pour l’utilisation de ce sample pour des raisons qui me semblent évidentes ». C’est ce que la chanteuse Pomme a publié sur son compte Instagram. Ce post fait suite à la vidéo de Kanye West qui reprend sa chanson « Soleil Soleil ». L’artiste française affirme qu’il ne pouvait pas utiliser sa musique, à cause de divergences idéologiques car le rappeur américain est considéré comme antisémite, et est poursuivi pour agressions sexuelles. 

    Pour comprendre la situation, il faut d’abord comprendre ce qu’est le sample. Comment ça marche ? Que dit la loi ?  Et est ce que les artistes français sont souvent samplés par des artistes internationaux ? On va répondre à toutes ces questions.

    Le sampling c’est quoi ? 

    Le sampling, ça consiste à extraire une partie d’une musique, afin de la réutiliser, avec plus ou moins de retouche. Ça peut être une instru, une voix, un bruit… 

    Et ça commence chez les pionniers de l’électro, dans les années 50 ! Puis apparaissent les sampleurs. Ces appareils sont capables d’enregistrer des sons, de les modifier à sa guise. Il se démocratisent dans les années 70 grâce aux progrès techniques de l’époque. La pratique prend de plus en plus de place dans la musique et devient un instrument à part entière. C’est alors que nait un débat sans fin : le sampling, de l’art ou du vol ?

    Alors que dit-la loi ? 

    On entend souvent « De toute façon, on peut utiliser un extrait de moins de 30 secondes ». C’est plus compliqué que ça ! 

    Le sampling relève de la propriété intellectuelle, mais aussi de la liberté des arts. En réalité, et on l’a vu récemment dans certains litiges, si la durée ne dépasse pas quelques secondes et que l’extrait n’est pas reconnaissable, alors c’est autorisé. Le mieux, reste de demander l’accord de l’auteur, du compositeur ou du producteur. Dans ce cas, il pourra accepter, proposer un accord, parfois cher selon la renommée de l’artiste, ou refuser. 

    Mais il y a une autre manière de sampler ! Il faut savoir qu’en France, toute production de 70 ans tombe dans le domaine public. Elle appartient donc à tout le monde ! 

    Si vous ne voulez pas payer, vous pouvez toujours attendre. Dans tous les cas, il est recommandé d’obtenir l’accord préalable avant publication.

    En parlant de France, qu’en est-il du sample des artistes français ?

    Il y a un genre musical particulièrement friand de sample. C’est le rap. Puisque, hasard du calendrier, il a émergé en même temps que les sampleurs. Et si je vous disais que des dizaines de rappeurs américains avaient samplé nos chers artistes français. Et oui, la scène française est particulièrement inspirante pour les artistes étrangers.

    Allez pour commencer, parlons du groupe de Jazz français Cortex. Il s’agit d’un des groupes français les plus samplés. MF DOOM, Madlib, Tyga et bien d’autres ont puisé leur inspiration dans leurs morceaux. Au fait, Amnésie de Damso, tout le monde connaît non ? C’est aussi un sample de Cortex, du morceau « Heard a Sigh »

    Le sample des artistes français ne s’arrête pas là. Pour citer quelques exemples : les Daft Punk par Kanye West, pour « Stronger » ; Serge Gainsbourg par De La Soul ; The Weeknd qui sample France Gall dans son morceau « Montreal » ; « History » de JayZ ? un sample de Véronique Sanson ; Manu Chao également et cette fois-ci c’est le duo jamaïcain Brick & Lace qui s’est emparé du mythique « Je ne t’aime plus ». Pour finir, on ne pouvait pas ne pas parler de l’artiste français le plus samplé au monde, Charles Aznavour : Dr Dre pour « What’s the Difference », Sean Paul, Bad Bunny, Ideal J… tous ont samplé l’icône française. Et chez nous il a inspiré Guizmo, Kery James, La Fonky Family, Passi ou encore Sniper. Bref la liste est looongue.

    Comme vous le voyez, le sample est devenu indispensable à la musique. Sans lui, on serait passé à côté de pas mal de classiques. Maintenant à vous de vous faire votre propre avis : est-ce de l’art ou du vol ? Je vous laisse avec les mots de Nicolas Repac, célèbre compositeur français : « Le sampler, c’est une machine à recycler. Une chose a eu une existence, et tu lui en proposes une autre, tu lui offres une réincarnation, en quelque sorte. »